Signes vitaux du Canada : sommaire
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Au cours de la dernière année, nous avons connu des perturbations économiques qui continuent d’affecter la population canadienne et la qualité de vie d’un océan à l’autre. Il importe de faire le point pour savoir où nous en sommes à l’heure actuelle, tout comme il est crucial de mesurer l’effet des changements récents sur les tendances sociales à long terme. Seule une solide analyse de ces deux éléments nous permettra d’influer sur la cours des choses.
Depuis le début de la récession à la fin de 2008, le Canada a enregistré une décroissance rapide et constante. La crise économique a fait disparaître des centaines de milliers d’emplois. Elle a frappé particulièrement les groupes de travailleurs déjà vulnérables : les jeunes et les néo-Canadiens.
Dans ce contexte, les inégalités qui existaient déjà avant la récession risquent de s’aggraver. L’écart entre les revenus les plus élevés et les plus bas continue de se creuser. Les enfants autochtones ne bénéficient pas des mêmes services médicaux et éducatifs que les autres jeunes Canadiens pour assurer leur croissance et leur développement.
Les statistiques qui suivent, colligées dans le cadre du rapport Signes vitaux du Canada 2009, dressent un portrait sommaire de la façon dont s’en tirent notre pays et nos collectivités. Pour chacun des dix enjeux abordés par Signes vitaux, nous avons retenu un indicateur national. Chacun de ces enjeux représente un aspect important d’une collectivité pleine de vitalité et résiliente. Pour plus de détails, consultez la section Résultats de recherche.
- Au cours des derniers mois, le taux d’emploi au Canada a grimpé puis chuté abruptement. Après avoir atteint un sommet de 63,8 pour cent en février 2008, le taux d’emploi a baissé à 61,4 pour cent en août de cette année, une chute qui a effacé tous les gains des sept dernières années.
- On dit souvent qu’une économie en croissance profite à tous. Pourtant, les inégalités sur le plan du revenu n’ont cessé de croître depuis 25 ans, que le contexte économique soit bon ou mauvais. À preuve : en 1980, une famille qui se trouvait dans le 90e percentile de l’échelle de revenu gagnait 15 fois le revenu d’une famille qui se situait dans le 10e percentile. En 2000, la première gagnait 32 fois plus que la seconde. 1
- Pour les jeunes travailleurs, la récession a rendu la recherche d’emploi encore plus difficile. Le taux de chômage chez les jeunes est passé de 10,7 pour cent en janvier 2008 à 16,6 pour cent cet été.
- Il naît plus de bébés de faible poids, non parce qu’ils sont trop petits pour leur âge, mais parce qu’ils naissent trop tôt. De 2002 à 2008, l’incidence de naissances de faible poids au Canada est passée de 5,7 pour cent à 6,1 pour cent, en grande partie en raison de l’augmentation de naissances prématurées dues aux grossesses plus tardives, aux césariennes et aux traitements de fertilité.
- Les étudiants autochtones, en particulier dans les réserves et au Nunavut, fréquentent l’école secondaire et obtiennent leur diplôme dans une proportion moindre que les non-autochtones. En 2006, seuls 39,3 pour cent des Inuits (15 ans et plus) et 40,5 pour cent des Autochtones vivant dans des réserves avaient terminé leur secondaire, comparativement à 76,9 pour cent pour les non-Autochtones et 56,3 pour cent pour l’ensemble des Autochtones.
- Bien que la situation économique actuelle apporte un certain répit, le logement est devenu de moins en moins abordable au cours de la décennie. En 2000, le rapport entre le prix moyen d’une maison et le revenu familial médian avant impôts était de 3,23. En 2006, ce ratio a grimpé à 4,35 et même à plus de 5,0 dans certaines villes.
- La sécurité au Canada continue de s’améliorer. Les crimes violents ont diminué de 12 pour cent depuis 1991. Les baisses les plus marquées ont été enregistrées dans les catégories de crimes très violents : 32 pour cent de moins d’homicides, 36,4 pour cent de moins d’agressions sexuelles et 64,5 pour cent de moins d’enlèvements.
- Pour une grande majorité de Canadiens, le recyclage est devenu une seconde nature. En 2007, 98 pour cent des gens qui avaient accès à un programme de recyclage s’en prévalaient.
- Les donateurs sont moins nombreux, mais plus généreux. Alors que la valeur médiane des dons est passée de 170 $ en 1997 à 250 $ en 2007, la proportion de contribuables ayant déclaré des dons durant la même période a fléchi de 25,7 pour cent à 24,0 pour cent.
- Au Canada, le revenu des professionnels du milieu des arts et de la culture est en déclin, en particulier parmi les artistes autonomes. En 2005, le revenu médian annuel des travailleurs à temps plein du secteur des arts et de la culture s’élevait à 44 010 $, en légère baisse par rapport aux 44 823 $ de 2000. 2 La diminution est cependant plus importante parmi les artistes autonomes.




