Signes vitaux - Les fondations communautaires prennent le pouls des villes canadiennesFondations communautaires du Canada

Résultats principaux

Travail Logement
Inégalités socio-économiques Appartenance et leadership
Nouveau départ Sécurité
Santé et bien-être Evironnement
Éducation Arts et culture

Travail

Au cours de la dernière année, le taux d’emploi a joué les montagnes russes, atteignant des sommets suivis de chutes rapides. Alors que l’année 2008 avait commencé par des niveaux record de création d’emploi et de taux d’emploi 1, les familles et les collectivités canadiennes ont été confrontées en fin d’année à une érosion rapide de la sécurité d’emploi avec l’amorce de la récession mondiale. Au Canada, le taux d’emploi a atteint 63,6 pour cent en 2008, une légère hausse par rapport à 2007 (+ 0,1 pour cent) attribuable aux gains enregistrés en début d’année, mais qui ont été perdus depuis.2 Jusqu’en  2008, le taux d’emploi au Canada affichait une progression constante depuis 1993 3 Depuis octobre 2008, cependant, ce taux est retombé au niveau de 2002.

Tableau 1 : Taux d’emploi au Canada, 1987-2009

Tableau 1 : Taux d’emploi au Canada, 1987-2009

  1. www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/080307/dq080307a-fra.htm
  2. www.statcan.gc.ca/subjects-sujets/labour-travail/lfs-epa/lfs-epa-fra.htm
  3. www4.rhdsc.gc.ca/.3nd.3c.1t.4r@-fra.jsp?iid=13

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InÉgalitÉs socio-Économiques

Au Canada, les inégalités sur le plan du revenu se sont intensifiées et la crise économique actuelle risque d’accroître cette tendance. Plusieurs données indiquent que, depuis 25 ans, le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Quel que soit le contexte économique, le revenu des plus riches continue à croître alors que les plus pauvres voient leur revenu stagner ou, pire, diminuer. 4. En 1980, une famille qui se trouvait dans le 90e percentile de l’échelle de revenu gagnait 15 fois le revenu d’une famille qui se situait dans le 10e percentile. En 2000, la première gagnait 32 fois plus que la seconde. 5

  1. growinggap.ca/files/QuarterCenturyofInequality.pdf
  2. www.growinggap.ca/files/Canadas%20Rich%20and%20Poor_1.pdf

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Nouveau dÉpart

Les jeunes travailleurs ont dû faire face au pire marché du travail de leur vie. Dans ce marché de l’emploi difficile, les jeunes travailleurs (15-24 ans) sont les plus vulnérables. Les effets de la récession sur leurs possibilités d’emploi ont été immédiats et graves. En 2008, le taux de chômage chez les jeunes  (15-24 ans) a atteint 11,6 pour cent, en hausse par rapport aux 11,2 pour cent de 2007, une hausse qui se poursuit d’ailleurs à un rythme plus rapide que dans l’ensemble de la population. Entre 2007 et 2008, l’augmentation du chômage des jeunes en point de pourcentage a été de quatre fois supérieure à l’augmentation générale du chômage. À ce jour en 2009 (août), l’emploi parmi les jeunes a chuté plus rapidement que dans tout autre groupe d’âge, pour se situer à 16,3 pour cent. La situation a été la même pour l’emploi étudiant cet été : 19,2 pour cent des étudiants qui se cherchaient un emploi n’en ont pas trouvé, et la moyenne des heures de travail par semaine (23,4) a été la plus faible des 30 dernières années. 6

Tableau 2 : Taux de chômage parmi les étudiants et les non-étudiants de 15 à 24 ans, juillet 1977-2009, non désaisonnalisé

Tableau 2 : Taux de chômage parmi les étudiants et les non-étudiants de 15 à 24 ans, juillet 1977-2009, non désaisonnalisé

  1. www.statcan.gc.ca/subjects-sujets/labour-travail/lfs-epa/lfs-epa-fra.htm

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SantÉ

Les causes du faible poids à la naissance changent, et son incidence augmente. Le faible poids à la naissance (< 2 500 grammes ou 5,5 livres) est considéré depuis longtemps comme un indicateur important de santé publique en raison de ses liens avec plusieurs problèmes de santé infantile : difficultés d’apprentissage, troubles de la vue, problèmes respiratoires, besoin de soins médicaux spécialisés. De 2002 à 2008, l’incidence de naissances de faible poids au Canada est passée de 5,7 pour cent à 6,1 pour cent.

On assiste partout au pays à la diminution de certains facteurs historiquement responsables du faible poids à la naissance, notamment le tabagisme durant la grossesse et les grossesses chez les adolescentes. D’autres facteurs aggravants sont cependant en hausse. La hausse de l’âge de la maternité, le recours aux techniques de reproduction, les naissances multiples et le recours aux interventions obstétriques comme l’accouchement provoqué ou la césarienne ont contribué à l’augmentation constante des naissances prématurées. En dix ans (1995-2004), le nombre de naissances prématurées a crû de 17 pour cent.

Notons cependant que, durant la même période, l’incidence des nouveau-nés petits pour leur âge de gestation a diminué de près de 23 pour cent. 7 Autrement dit, un nombre grandissant des nouveau-nés de faible poids ne sont pas trop petits pour leur âge… ils naissent simplement trop tôt.

Le Nunavut fait toutefois figure d’exception. On enregistre dans cette région une incidence plus élevée de naissances de faible poids et prématurées 8, ainsi que de grossesses chez les adolescentes 9et de tabagisme durant la grossesse.10. Dans les régions nordiques, on constate aussi une incidence plus grande de nouveau-nés de poids élevé (> 4 000 grammes ou 8,8 livres), un problème qui peut aussi affecter la santé du bébé, causée par des proportions élevées de diabète de grossesse et d’obésité. 11 Le Nunavut, qui bénéficie de services de santé extrêmement limités, notamment du pire accès à un médecin de famille au Canada 12, affiche un taux de mortalité infantile trois fois supérieur à la moyenne nationale. 13

Proportion de nouveau-nés de faible poids selon les provinces et territoires, 2005-2006 14

Proportion de nouveau-nés de faible poids selon les provinces et territoires, 2005-2006

  1. www.phac-aspc.gc.ca/publicat/2008/cphr-rspc/index-fra.php and www.sourceoecd.org/pdf/societyataglance2009/812009011e-07-03.pdf
  2. secure.cihi.ca/cihiweb/products/too_early_too_small_en.pdf
  3. www.beststart.org/events/detail/bsannualconf08/presentations/PC1_mckay.pdf
  4. www.cbc.ca/canada/north/story/2009/02/03/nu-births.html
  5. www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/16-3/a_f.html
  6. www.cmaj.ca
  7. www.phac-aspc.gc.ca/publicat/2008/cphorsphc-respcacsp/cphorsphc-respcacsp06c-fra.php
  8. www.healthsystemfacts.com

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Éducation

Les étudiants autochtones, en particulier dans les réserves et au Nunavut, fréquentent l’école secondaire et obtiennent leur diplôme dans une proportion moindre que les non-autochtones. En 2006, la diplomation des Autochtones canadiens au secondaire n’atteignait que 56,3 pour cent, comparativement à 76,9 pour cent parmi les non-Autochtones. Cette disparité a un coût personnel et social élevé, notamment sur le plan de la productivité, du revenu, de l’emploi et des perspectives d’avenir.

La situation des populations inuites et des Autochtones vivant dans les réserves se révèle particulièrement préoccupante, les premiers affichant une diplomation au secondaire de 39,3 pour cent et les seconds de 40,5 pour cent. Parmi les Autochtones vivant hors des réserves, ce taux grimpe à 61,5 pour cent. Les jeunes autochtones (15-19) ans sont également moins nombreux à fréquenter l’école (71,3 pour cent en 2006) que les jeunes non autochtones (81 pour cent), les taux les plus faibles étant enregistrés au Nunavut (65,8 pour cent) et en Alberta (65,9 pour cent).

En ce qui a trait aux jeunes adultes (25-34 ans), 90 pour cent des non-Autochtones ont obtenu leur diplôme secondaire ou suivi une formation postsecondaire, alors que ce taux n’est que de 68 pour cent chez les Autochtones (et de seulement 49 pour cent parmi ceux qui vivent dans des réserves). Les diplômés autochtones du secondaire sont aussi nombreux et même plus dans certains cas que les non-Autochtones à poursuivre des études postsecondaires dans des collèges et écoles de métier, mais ils sont sous-représentés à l’université :

  • Le secondaire est le niveau de scolarité le plus élevé de plus d’Autochtones (38,5 pour cent) que de non-Autochtones (24,8 pour cent) ;
  • Les non-Autochtones sont proportionnellement plus nombreux à obtenir un diplôme universitaire (33 pour cent) que les Autochtones (12 pour cent). Seuls 5 pour cent des jeunes adultes autochtones vivant dans des réserves terminent une formation universitaire ;
  • Les jeunes Autochtones vivant dans des réserves sont proportionnellement deux fois plus nombreux (22,4 pour cent) que les non-Autochtones (11,5 pour cent) à terminer un cours de métier ;
  • L’obtention d’un diplôme collégial est sensiblement la même parmi les non-Autochtones (25,4 pour cent), les non-Autochtones (27,7 pour cent) et les Autochtones vivant dans des réserves (24,8 pour cent).

    15

graph for Highest certificate, degree or diploma among Canadians aged 25-34

Source : Recensement 2006

  1. www12.statcan.gc.ca et www12.statcan.gc.ca

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Logement

Bien que la situation économique actuelle apporte un certain répit, le logement est devenu de moins en moins abordable au cours de la décennie. L’accessibilité au logement est devenue un problème constant au Canada, le prix des maisons augmentant plus rapidement que les revenus. De 2000 à 2006, le rapport entre le prix moyen d’une maison et le revenu familial médian avant impôts est passé de 3,23 à 4,35, ce qui se traduit par une baisse importante de l’accès au logement. L’augmentation de ce ratio depuis 2003 a été plus grande dans les collectivités de l’Ouest qui participent au programme Signes vitaux, notamment à Calgary, que dans celles de l’Est, Ottawa, Saint-Jean et Sudbury par exemple. Kelowna, Toronto et Victoria sont les villes participantes où le logement est le moins abordable, le rapport entre le prix des maisons et le revenu ayant dépassé 5,0 en 2006. Comme la récession a frappé plus durement le secteur de l’emploi que celui de la propriété, l’accès au logement abordable risque de continuer à être problématique. 16

  1. www.rbc.com/newsroom/pdf/20090416-housing.pdf

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Appartenance et leadership

Les donateurs sont moins nombreux, mais plus généreux. En dix ans, les organismes de bienfaisance canadiens ont vu leurs dons doubler, pour passer de 4,3 milliards $ en 1997 17 à plus de 8,6 milliards $ en 2007 18. Cette croissance est le fruit de dons plus importants, faits par une proportion plus faible de la population. Alors que la valeur médiane des dons est passée de 170 $ en 1997 à 250 $ en 2007, la proportion de contribuables ayant déclaré des dons a fléchi de 25,7 pour cent à 24,0 pour cent.

Parmi les collectivités qui participent à Signes vitaux, on retrouve de grandes variations dans la proportion de contribuables ayant fait état de dons. En 2007, Oakville a présenté la proportion la plus élevée (31,2 pour cent) suivie de près par Ottawa et le comté de Wellington (29,9 et 29,3 pour cent). Grand Forks, Red Deer et Medicine Hat ont enregistré les proportions les plus faibles, avec 20,0 pour cent, 22,6 pour cent et 23,8 pour cent. Le secteur caritatif compte de plus en plus sur la générosité d’un nombre plus restreint de donateurs. Or nous ne pouvons pas prévoir l’effet de la récession sur ces donateurs essentiels.

Proportion des contribuables canadiens ayant fait un don de bienfaisance, 1997-2007

graph for Charitable Donors as a Proportion of Tax Filers in Canada, 1997-2007

  1. www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/981203/dq981203-fra.htm
  2. www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/081104/dq081104b-fra.htm

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SÉcuritÉ

La sécurité au Canada continue de s’améliorer avec une baisse considérable des crimes violents. Depuis 15 ans, le taux de crimes violents est en baisse constante, qu’il s’agisse d’homicides, de tentatives de meurtre, d’agressions, de crimes sexuels, d’enlèvements et de vols. En 2008, le nombre d’incidents a été de 932 par 100 000 habitants, ce qui représente une baisse des crimes violents de 12 pour cent depuis 1991. La diminution la plus importante a été enregistrée dans la catégorie des crimes les plus violents. En 2008, les agressions et les vols ont représenté 98,5 pour cent de l’ensemble des crimes violents au Canada. Depuis 1991, ces deux types de délits ont chuté de 10, 5 et de 18,3 pour cent.

En 2008, parmi les collectivités participantes à Signes vitaux, le comté de Wellington, Ottawa et Kitchener ont rapporté moins de 600 incidents par 100 000 habitants. Kelowna a connu le plus grand nombre d’incidents, avec 1 532 par 100 000 habitants, suivie de Saint-Jean, avec 1 463. Toutes les collectivités participantes ont fait état d’une baisse des crimes violents, sauf Medicine Hat, Saint-Jean et Kelowna.

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Environnement

La popularité du recyclage illustre la volonté des Canadiens de faire leur part pour l’environnement. Le bac vert a moins de 30 ans 19, mais déjà le Canada est devenu une nation de recyclage du verre, du papier, du métal et du plastique. En 2007, les programmes de recyclage rejoignaient 94 pour cent de la population ; 98 pour cent de ceux qui avaient accès à un programme de recyclage s’en prévalaient. Ces données sont plutôt constantes d’une région à l’autre. Toutefois, entre 2006 et 2007, Saint-Jean a affiché une baisse du taux de recyclage, passant de 92 à 84 pour cent.

  1. Lancé à Kitchener, Ontario, en 1981.

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Arts et culture

L’avenir économique du Canada repose en partie sur l’avenir économique des travailleurs du secteur des arts et de la culture. Les Nations Unies soutiennent que, « dans la situation actuelle de mondialisation, la créativité, le savoir et l’accès à l’information s’imposent de plus en plus comme moteurs de la croissance économique et du développement. » 20 La capacité du Canada à favoriser une « économie créative » florissante propice à l’innovation et l’émergence d’idées nouvelles influence notre compétitivité économique.

L’un des volets importants de ce développement est le soutien que nous offrons à nos travailleurs du milieu culturel. En 2005, le Canada comptait 96 125 travailleurs à temps plein dans tous les secteurs des arts et de la culture, y compris des bibliothécaires, des conservateurs et des journalistes. 21 Leur revenu médian annuel, à temps plein, s’élevait en 2005 à 44 010 $, en baisse par rapport aux 44 823 $ de 2000. 22

La main-d’œuvre culturelle canadienne est cependant beaucoup plus nombreuse lorsque l’on prend en compte les artistes indépendants, qui comptent pour 42 pour cent des artistes. Une analyse de neuf professions artistiques, qui inclut les travailleurs autonomes, révèle un revenu moyen de 21 606 $ en 2005. Dans sept des neuf professions, les travailleurs autonomes gagnaient moins que les salariés, et dans la plupart des emplois, le revenu avait diminué entre 2001 et 2005. 23

graph for change in earnings of self-employed and paid artists, 2001 - 2005

  1. www.unctad.org/fr/docs/ditc20082ceroverview_fr.pdf
  2. Liste complète : bibliothécaires, conservateurs, archivistes, auteurs et écrivains, rédacteurs, journalistes, professionnels des relations publiques et des communications, traducteurs, terminologues et interprètes, producteurs, réalisateurs, chorégraphes, chefs d’orchestre, compositeurs et arrangeurs, musiciens et chanteurs, danseurs, acteurs, peintres, sculpteurs et autres artistes visuels  
  3. www12.statcan.ca/francais/census06/data/highlights/earnings/Table801.cfm?SR=1
  4. www.hillstrategies.com/docs/Artists_Canada2006.pdf

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