Rapport national Signes vitaux 2007
Commentaire - Phil Fontaine
La population des Premières Nations est la plus jeune au Canada et connaît la plus forte croissance. Plus de la moitié de la population a moins de 23 ans. Pourtant, comme le confirme le rapport Signes vitaux, plus de la moitié des membres des Premières Nations n’ont pas terminé leur secondaire ou sont au chômage. Par conséquent, un enfant sur quatre vit dans la pauvreté. Les infrastructures locales sont sous-financées et sont soumise par le gouvernement fédéral à une augmentation budgétaire annuelle de 2 %. Sur le plan du logement, la situation, déjà lamentable, s’annonce pire encore : un foyer sur trois déclare que sa résidence nécessite d’importants travaux ; 44 % des foyers font état de moisissures ; et près d’une famille sur cinq vit à l’étroit.
Le cercle vicieux de la pauvreté chez les Premières Nations peut être brisé. Le Canada ne doit pas considérer la situation des Premières Nations comme une cause perdue. Il est possible de mettre en place des solutions pour les citoyens des Premières Nations, en particulier les jeunes, afin qu’ils puissent contribuer à la prospérité économique du Canada. La Red Deer Community Foundation illustre les résultats que l’on peut obtenir lorsque l’on s’attaque aux injustices sociales qui affectent notre peuple. Il faut soutenir sans relâche la reconnaissance de gouvernements des Premières Nations et l’allocation d’un financement sûr, souple et à long terme. Il est urgent d’investir dans l’éducation, le développement humain et financier afin que les Premières Nations puissent se doter d’une économie viable. Le Canada doit respecter son engagement de soutenir l’ensemble de ses citoyens.2.
Phil Fontaine, chef national de l’Assemblée des Premières Nations




