Rapport national Signes vitaux 2007
Commentaire de Quinn Runkle
Notre bien-être dépend de la santé de notre environnement. Au Canada, le gagne-pain et le mode de vie de nombreuses personnes repose sur l’environnement. La pêche, la foresterie, les mines et autres ressources naturelles font vivre de nombreuses petites villes de régions rurales partout au pays. De même, nos loisirs sont largement associés au plein air : ski, randonnée, navigation. Avec tant d’aspects de notre vie liés à notre nature, on aurait pu s’attendre à ce que le Canada joue un rôle de leader du mode de vie durable. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Les Canadiens disposent de toutes les conditions nécessaires pour faire de bons choix environnementaux : information, ressources et possibilités. Mais la volonté n’y est pas !
En tant qu’étudiant d’une école secondaire en Colombie-Britannique, je découvre tous les jours de nouvelles choses sur notre monde. Pourtant, la durabilité, les changements climatiques et les ressources renouvelables ne font pas partie de ma formation. À mon avis, l’absence d’éducation environnementale est en grande partie responsable des problèmes auxquels le Canada est confronté. Mieux formées, les jeunes générations seront plus aptes à prendre les mesures qui s’imposent pour notre planète. Leurs comportements et actions se feront sentir dans les maisons et, inévitablement, dans le monde du travail. Il est beaucoup plus facile de sensibiliser la génération montante que de tenter de convaincre les grandes entreprises.
En 2005-2006, j’ai eu la chance de découvrir l’Antarctique dans le cadre de Students on Ice et d’en apprendre plus sur les changements climatiques. J’ai l’impression qu’il y a une rupture entre les changements climatiques et la population canadienne. Bien au fait de la réalité des changements climatiques, nous n’avons cependant pas encore pris conscience de leurs conséquences désastreuses pour notre pays et notre monde. L’Antarctique a stimulé mon intérêt pour les changements climatiques et m’a vraiment secoué. La fondation communautaire locale de la Sunshine Coast a aussi grandement contribué à mon engagement à cette cause. J’ai été l’un des membres fondateurs de Youth SCOOP, (Youth Sunshine Coast Organization of Philanthropy), la branche jeunesse de notre fondation communautaire. En automne 2006, j’ai contribué à l’organisation et coanimé la conférence provinciale YIP: Going Green (Jeunesse et philanthropie). À cette occasion, les étudiants œuvrant au sein des fondations communautaires ont appris à profiter de toutes les possibilités mises à leur disposition par les FC pour créer un environnement plus sain. Nous avons exploré les différentes pistes d’action dans les écoles, les municipalités et les entreprises. Plusieurs projets ont également été mis sur pied à l’occasion de cette conférence. C’est vraiment excitant de voir des jeunes adhérer à des programmes environnementaux par le biais de leur fondation communautaire.
Tous les Canadiens ont un rôle à jouer pour régler le problème des changements climatiques et créer un monde plus durable. Nous ne pouvons simplement blâmer les grandes entreprises pour les émissions de gaz à effet de serre, car elles ne fabriquent que les produits que nous demandons. Si chacun d’entre nous faisait de petits gestes, comme utiliser d’autres moyens de transport, limiter notre consommation d’énergie et recycler (en plus d’éviter les produits trop emballés), nous pourrions créer une énorme différence ! Nous sommes tous responsables de l’avenir de notre planète. Nous sommes à un moment critique ; nous façonnons aujourd’hui le monde nous léguerons à nos enfants. Au Canada, nous avons la capacité de bâtir un avenir durable pour les prochaines générations. Cependant, nous devons agir maintenant !
Quinn Runkle, étudiante de 11e année, est également organisateur et porte-parole de la conférence Youth in Philanthropy: Going Green, en plus d’assurer le lien jeunesse avec la Sunshine Coast Botanical Garden Society et Save Our Sunshine Coast.




