Résultats principaux
| 1. Nouveau départ | 6. Travail |
| 2. Logement | 7. Éducation |
| 3. Environnement | 8. Sécurité |
| 4. Santé | 9. Arts et culture |
| 5. Inégalités socio-économiques | 10. Appartenance et leadership |
Logement
En raison des faibles taux d'intérêt en vigueur depuis un certain temps, de nombreux Canadiens ont accédé à la propriété (alors qu'ils n'auraient peut-être pas pu autrement) et se retrouvent aujourd'hui fortement endettés.1 En 2006, plus des deux tiers des Canadiens (68,4 %) étaient propriétaires de leur logement, comparativement à 65,8 % en 2001.2 La récente crise économique n'a pas affecté le marché immobilier au Canada aussi gravement qu'aux États-Unis. Toutefois, les impôts fonciers et les assurances augmentent plus rapidement que l'inflation et les revenus. Aussi, au renouvellement, une hausse, même légère, des taux d'intérêt pourrait grandement entraver la capacité de payer les mensualités hypothécaires des propriétaires à rapport prêt-valeur (>80 % de la valeur de la propriété). Par conséquent, de plus en plus de Canadiens risquent d'avoir des difficultés à payer leur propriété,3 une situation soulevée dans un récent rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la situation économique du Canada.4
Dès lors, que peuvent s'offrir les ménages canadiens en matière de logement ? La réponse à cette question repose sur plusieurs facteurs, notamment le revenu familial, l'avoir net foncier (la mise de fonds) et les taux d'intérêt hypothécaires. Le rapport prix-revenu est l'une des mesures de base qu'utilisent les institutions financières pour évaluer l'accessibilité à une propriété. Plus le rapport est élevé, moins la propriété est accessible.
En 2008, le prix moyen du logement au Canada était de 303 607 $, tandis que le revenu familial médian s'élevait à 73 500 $, ce qui correspondait à un rapport prix-revenu de 4,13.5 Parmi les collectivités qui participent à Signes vitaux, ce rapport varie de 2,95 à London à 7,49 à Vancouver.6

Depuis notre dernière analyse de cet indicateur, en 2007, le rapport prix-revenu a peu changé (4,11 en 2005). Toutefois, dans la décennie qui avait précédé, on avait assisté à une hausse spectaculaire de ce rapport à l'échelle nationale (qui n'était que de 3,20 en 1995). L'augmentation de ce rapport a été plus forte dans les villes de l'Ouest qui participent à Signes vitaux, notamment Vancouver, Victoria et Calgary (plus de 84 %) ; London et Ottawa ont enregistré les hausses les plus faibles (sous la moyenne nationale de 29 %). En d'autres termes, la hausse du prix des propriétés excède celle des revenus, ce qui témoigne d'une baisse de la capacité d'accession à la propriété au Canada.

1 Statistique Canada (2007). Étude : Les changements et défis qui attendent les propriétaires d'immeubles locatifs résidentiels. Le Quotidien, vendredi 25 mai 2007.
2 Société canadienne d'hypothèques et de logement (2009). L'Observateur du logement au Canada 2009.
3 Freeman, S. (2010). Canadian Home Prices Continue to Rise. The Globe and Mail, mercredi 25 août 2010.
4 Organisation de coopération et de développement économiques (2010). Étude économique du Canada 2010.
5 Fondations communautaires du Canada (2010). Appendix Table V-2-i: MLS Average Residential Prices ($) in Vital Signs Communities, 1995-2008.
6 Fondations communautaires du Canada (2010). Table V-2-b: Ratio of MLS Average Residential Prices and Median Economic Family Income for Select Vital Signs CMAs, 1995-2008.




